Mes Marathons

 

LA ROCHELLE, 24 novembre 1996
3h23, pas classé.

Ca commence... pas très bien.
En fait, à cette époque, je courais un peu tout seul, un peu de temps en temps, et l'envie de courir un marathon m'a pris pendant l'été 1996 (j'avais quand même quelques semis derrière moi).
Forcément, à se réveiller au mois d'août pour un marathon en novembre, on s'expose à ce que les inscriptions soient closes. Bingo.
Un jour, un collègue me dit que l'un de ses amis inscrit au marathon venait de se blesser et qu'il revendait éventuellement son dossard. J'ai donc racheté le fameux sésame, sauf que cette andouille avait entre temps appelé les organisateurs de La Rochelle pour dire qu'il ne venait pas.
Je me pointe là bas (déplacement organisé au dernier moment, donc hôtel pourri), et bien entendu, on me refuse le dossard qui avait été mis de côté parmi les "abandons" (le numéro 180...).
Un peu furieux d'avoir fait 250 bornes pour rien, je prend le départ sans dossard.
A un moment de la course, j'ai peut être manqué l'opportunité d'en choper un lorsque j'ai vu un coureur mettre le clignotant. C'était vers le passage du semi, et je ne me suis pas arrêté pour lui demander...
La course en elle même s'est assez bien passée, l'objectif unique étant de TERMINER. J'ai eu beaucoup de mal sur la fin (notamment au dernier ravitaillement où je me disais seulement "faut pas que tu t'arrêtes, faut pas que tu t'arrêtes, sinon tu restes là").
Je finis avec un petit groupe de coureurs lorsque, juste avant la dernière ligne droite, un officiel essaie de m'arrêter. Les gars du groupe l'engueulent copieusement en disant que j'avais mérité de passer la ligne, et j'ai pu continuer.
Au final, 3h23, pas de coupe vent, pas de bourriche d'huîtres, mais quelques leçons retenues au sujet de l'organisation, la préparation, la diététique, la gestion de course. C'est bien de faire toutes les erreurs le même jour...
Cette expédition solitaire à La Rochelle ne pas pas laissé un grand souvenir.

LONDRES, 13 avril 1997
3h11'47"

Beaucoup mieux. Super Week End même.
Bon, on s'est décidé avec mes amis Stéphane et Véro. Pas trop expérimentés (Stéphane avait déjà fait un marathon je crois), nous n'avons pas fait appel à Havas Voyages: nous avons préféré tout organiser nous même, donc nous avons été soumis au tirage au sort pour les dossards.
Décidément, direz vous, c'ui ci aime le risque... Calculé par Stéphane, ceci dit. On s'y était pris longtemps à l'avance, et Stéphane ayant communiqué le même numéro de Carte Bancaire pour nous 2 et ayant appelé l'organisation, tout s'est bien passé.
Véro s'est occupée du Bed & Breakfast, et moi j'ai apporté ma bonne humeur.
Super conditions de course, Stéphane et moi sommes partis ensemble, mais il a du s'arrêter pour enlever un pli de sa chaussette. Le passage sur les pavés pourris de la Tower of London nous a marqués.
Véro a pu nous encourager à divers endroits de la course.
Assez impressionnés par la qualité de l'organisation, on s'est dit qu'on le referait.
(et on l'a refait !)

LE MONT SAINT MICHEL, 21 juin 1998
3h04'04"

Opération "moins de 3 heures" pour Stéphane et moi.
On s'est entraîné chacun de notre côté: je travaille en région parisienne depuis le 1er janvier 1998. Pour Stéphane, entraînement classique avec ses collègues du CCETT, pour moi un peu plus bizarre avec principalement des fartleks dans un parc à Gennevilliers (je suis prestataire chez Thomson CSF) et des sorties longues sur l'île de la jatte à Neuilly (je loge chez mon cousin Seb à Levallois). Un point commun tout de même: on essaie de suivre le même programme, découpé dans je ne sais quelle revue, avec 5 séances par semaine.
On vaut tous les 2 environ 1h25 sur semi, on veut tenter les 3 heures.
Une grosse cagade à noter dans mon entraînement, 2 semaines avant la course: je vais sur l'île de Puteaux faire une de mes rares séances sur piste. Le stade est à 20 minutes de l'appart de Seb, j'y vais, je pose mes clefs et ma casquette dans un coin, je fais ma séance, je rentre, j'arrive près de l'immeuble: rien dans les mains, rien dans les mains. J'ai oublié les clefs (et la casquette) sur le bord de la piste !!! Au final, retour canon vers le stade, entraînement de 2h30 au moins, alors que je comptais commencer à relâcher... N'importe quoi.
Deuxième cagade la veille de la course: il fait 35°. Je suis chez mes parents, fou de rage, je décide de manger comme tout le monde. Pas de menu "spécial pâtes".
La course: on a eu chaud, même si c'était nettement + frais que la veille, et j'ai eu un gros coup de moins bien dans les polders (vers le 35ème kilomètre). Stéphane et moi avons raté l'objectif...

LONDRES, 18 avril 1999
2h56'35"

Re-opération "moins de 3 heures".
Les conditions sont cependant un peu différentes:
- Depuis septembre 1998, je vis à Issy Les Moulineaux et je me suis inscrit à l'AVIA CLUB, sous la houlette de Jean Baptiste Protais (dont je n'avais jamais entendu parler, tellement j'étais inculte en athlétisme en général, en marathon en particulier).
- J'ai progressé, ayant réalisé 1h22 au semi de la baie de Morlaix (ya cependant une belle descente de 2 kilomètres).
- J'y vais dans le cadre d'un WE organisé par le CE de General Electric: je suis comme un coq en pâte.
Les 2 séances de piste hebdomadaires sont assez éprouvantes pour moi et j'ai des problèmes de récupération. Jean Bapt a allégé mes séances des 2 dernières semaines, et finalement tout s'est bien passé.
Comme l'indique une petite étiquette sur le dossard, j'étais dans le sas 1 et j'ai pu partir sans perdre de temps sur la ligne de départ (mon futur pote Gilles n'a pas apprécié de la même façon ce sas de départ. Il s'est trompé et s'est retrouvé englué dans le trafic. Depuis, on l'appelle Joe Padbol)
Joli loupé de Roger Loupy, qui a abusé des oeufs et du bacon au petit déjeuner et qui termine en 3h50 après avoir visité tous les chiottes du parcours (alors qu'il devait courir avec moi)

MARATHON DU MEDOC, 04 septembre 1999
4h46'

Génial.
En totalité organisé par Stéphane et Véro.
Camping de Pauillac, Dégustations, Objectif "fête".
J'ai emprunté un costume de chinois à Thierry Pot (grand spécialiste du Médoc, qui m'a briefé sur la légèreté du déguisement, mais aussi sur les ravitaillements à faire ou ne pas faire. J'ai retenu juste un ravito à éviter: le premier, dans Pauillac, embouteillage, vin pas terrible, vaut mieux tailler la route).

On en a pris plein les yeux. Mention spéciale à l'un des nombreux groupes logeant au camping: Blanche Neige et les 7 nains. Blanche Neige était un gaillard de 2 mètres, alors forcément... On les a retrouvés pendant la course, alignés en rang d'oignons, en train d'arroser la vigne (le vin du Médoc, c'est pas de la pisse pour autant. Même si les vendanges ont lieu juste après le marathon !).

MARATHON DU MEDOC, 16 septembre 2000
5h53'

Toujours sous l'impulsion de Steph et Véro: faut refaire le Médoc.
Oui, mais je vais à New York.
Pas grave, ça te fera une sortie longue.
En plus, il y a un projet de groupe avec des gars du CCETT. 11 coureurs, dont 2 balaises et 9 freluquets. Les 9 petits seront déguisés en bébés, les 2 musclés en nounous.
Stéphane a repris son very successful costume de l'année précédente. Quant à moi, j'ai mis à contribution ma maman chérie après être allé acheter du tissu rose dans une boutique de Vitré. Le vendeur était un peu précieux, vous voyez, et était très à l'aise pour parler chiffons. Moi, beaucoup moins, mais j'ai réussi.
Ca a donc été une sortie longue, très longue même, avec un seul objectif: faire TOUS les ravitos de pinard.
Nos 2 nounous étaient reliées par une corde, et les 9 bébés s'accrochaient à cette corde à l'aide d'un mousqueton. A chaque ravitaillement on avait un bon de sortie, et quand il fallait repartir, nounou Pierre donnait un coup de sifflet !
Il a fallu un peu aider nounou Eric sur la fin, mais il a terminé là son premier (et seul ?) marathon. A cause de lui, on avait le temps de boire 2 ou 3 verres à chaque stand, et on a passé la ligne avec au moins 2 grammes.

NEW YORK, 05 novembre 2000
2h51'07"

Que dire ?
C'est la Mecque du marathon, à faire forcément.
C'était mon 2eme voyage avec le CE de General Electric.
Côté préparation, tout s'est bien passé. Ma deuxième année en club m'a fait passer un cap. J'ai fait plusieurs semis en 1h21 et j'encaisse les 2 séances de piste hebdomadaires sans problème (ce qui n'était pas le cas pour Londres 1999).
Il fallait donc que je tente quelque chose autour de 2h50, donc passage au semi en 1h24-1h25.
Oui mais voilà, dans l'euphorie, je suis passé au semi en 1h22'30", et à New York, les difficultés sont dans la deuxième partie...
Marathon difficile, donc, notamment pour les 3 derniers miles dans Central Park où j'étais au bord des crampes. Je me souviens aussi du vent, qui m'a fait notamment jurer des "bon d..." au passage sur le Queensborough Bridge.

J'ai raconté mon périple dans la
gazette n°1

PARIS, 08 avril 2001
2h45'17"

New York, coupure en novembre, organisation de la corrida, cross en janvier, et on enquille sur la préparation du marathon de Paris 2001.
Pas énormément de souvenirs sur cette course, sauf que j'avais explosé mon record au semi de Paris un mois avant en 1h17'36", et que j'espérais bien faire le marathon à plus de 15km/h, soit 2h48.
Je me rappelle juste que le bois de Boulogne était désert. Réglo.
Passage au semi en un peu moins de 1h22, accueil du fan club Guyonvarc'h dans la rue de Molitor, et ramassage de morts sur la fin (200 places gagnées dans le 2eme semi).
Très content de ce 2h45.
Un peu moins content quelques semaines plus tard, lorsque j'acceptai de faire le tournoi de foot inter-services de GE. J'ai joué 5 minutes, le temps de me faire un superbe claquage au quadriceps. En route pour 7 mois de galère.

Plusieurs récits du marathon dans la
gazette n°3

HAMBOURG, 21 avril 2002
2h40'33"

7 mois de blessure, donc. Cas classique du coureur qui ne veut pas s'arrêter: au début, j'ai minimisé la douleur, et j'ai repris les séances de footing après 3 semaines car je ne sentais plus rien. 1ere séance de VMA, clac, c'est reparti pour un tour, et la blessure s'est aggravée. Ensuite, on reprend, on s'arrête, on reprend, et ça dure. Blessé en mai, j'ai finalement fait l'impasse tout l'été et j'ai repris des footing sérieux fin novembre 2001.
C'est à ce moment qu'Alex m'a proposé de l'accompagner au marathon de Hambourg mi avril 2002. Franck et Germain étaient aussi du voyage.
La préparation a été euphorique: 3 courses, autant de records perso claqués (34''39" sur 10 bornes à Corbeil, puis 1h16'11" et 1h15'58" aux semis de Paris et Nogent).
C'est à ce moment qu'on a commencé à parler des furieux. Entraînements de killer au Parc de la Courneuve, Vincent qui venait de faire 2h30 à Paris...
Ma course s'est déroulée de façon quasi idéale, pas trop mal gérée, avec un chrono final dépassant toutes mes espérances.

Mon récit du marathon dans la
gazette n°5

AMSTERDAM, 20 octobre 2002
2h41'03"

Le groupe des furieux s'est étoffé: Eddy est rentré de Marseille et Said a fini par céder à nos avances, il passe sur marathon. Invité de dernière minute: Christian, le centbornard.
Pour moi, l'objectif est de rééditer Hambourg, à 34 secondes près: je signerais volontiers pour 2h39'59".
Préparation moyenne, avec un petit bobo au genou suite à Paris Versailles.
Mais le parcours est annoncé très plat et on espère tous faire quelque chose.
Oui, mais à condition de ne pas commettre des erreurs de cadets la veille de la course: Saïd nous a promené le samedi soir dans le quartier rouge et la ballade digestive a duré 1h30.
Résultat sans trop de surprise, on était tous correctement préparés mais pas les super jambes le jour de la course. En plus, ce n'est pas un grand marathon (3000 personnes) et nous nous sommes trouvés tous très vite esseulés.
Et le parcours ne nous a pas semblé si roulant que ça.
Pour ma part, j'étais cuit au 32eme kilomètre et la fin a été minable. Même plus capable de m'arracher pour faire moins de 2h41. Moins minable que Saïd qui réalise 2h33 pour son premier marathon, soit, mais qui a fait les 5 derniers kilomètres en 24 minutes !

Mon récit du marathon dans la
gazette n°7

PARIS, 06 avril 2003
2h38'29"

Marathon à la maison.
Encore un palier franchi pour moi au semi de Paris en 1h15'26".
C'est sûr, je dois faire péter le chrono.
Rien à signaler sur la préparation, si ce n'est que c'est très confortable de passer la veille de course chez soi. C'est un plus. Le moins, c'est qu'il ne s'agit pas d'une expédition des furieux et le groupe est moins soudé.
Juste une petite erreur pour cette course: j'ai bu la boisson énergétique fournie par Vittel juste avant le départ et j'ai dû faire un hypo réactive. Je me suis senti mal sur le premier semi, ayant même des points de côté. A mi course, j'ai pris mon premier coup de fouet et la glycémie a semblé se réguler. Je finis très bien (seulement 50 secondes perdues sur le 2eme semi) et je bats mon record de 2 minutes. Parfait.
A noter ce jour la la super perf de Vincent en 2h23'44", 19eme chrono français de l'année 2003.

Pléthore de récits du marathon dans la
gazette n°10

FRANCFORT, 26 octobre 2003
2h39'01"

Décidément, j'échoue souvent à 30 secondes de mon record (soit environ 150 mètres...) et en plus je termine sur un début de minute (2h38'59" aurait sonné nettement mieux, non ?).
On avait choisit Francfort principalement à cause des bons souvenirs de l'ambiance du marathon de Hambourg. Tout le monde s'était préparé correctement, le parcours annoncé roulant (mais rares sont les organisateurs qui annoncent leur parcours comme casse pattes), mais certains ont dû déchanter.
A commencer par moi. Après un bon France de semi à Chassieu (1h13'50"), j'espérais passer en 1h17'30" au semi pour viser 2h35.
Hélas, ce n'était pas un bon jour, difficile de se mettre dans le bon rythme, un vent à décorner les boeufs, et un froid de canard le long du Main (il faisait 3°, le seul ravitaillement potable était le thé. Le reste était imbuvable).
Le passage au semi s'est fait comme prévu, avec Germain, mais dès le 25ème kilomètre: panne sèche.
On a tous globalement souffert sur cette course.

Petit récit du marathon dans la
gazette n°12

LA NOUVELLE ORLEANS, 29 février 2004
2h41'15"

Ca a été difficile de récupérer de Francfort.
La fin d'année 2003 a été un peu pénible: toujours fatigué, chronos de m... à l'entraînement, systématiquement distancé au bout de 40 minutes par le reste du groupe lors de nos sorties longues. Toujours sous l'impulsion d'Alexandre, notre objectif de printemps a été fixé sur Rotterdam.
J'ai accepté d'emblée, malgré une opportunité -assez incertaine au début- de représenter GE aux Championnats Corpos U.S.
Ces Championnats devaient se dérouler à la Nouvelle Orléans le 29 février ; l'occasion était belle et après pas mal d'efforts, j'ai réussi à m'y engager (mon cher manager ne m'a pas donné un kopeck pour le voyage, mais un gentil américain m'a offert le billet d'avion. J'ai pris le reste, dont une belle note d'hôtel, à ma charge).
Donc, situation compliquée: New Orleans fin février, Rotterdam 5 semaines plus tard. Il est clair qu'il faut faire l'un des 2 en dilettante (si tant est qu'on peut courir un marathon en dilettante !), ce sera le premier, que Jean Baptiste me conseille de faire au rythme "sortie longue".
Faisable: une sortie longue version "furieux", ça commence à 14km/h et ca finit à 16-17. Si je fais comme d'habitude, ça fera un chrono entre 2h45 et 2h50, ce qui est bien suffisant pour représenter GE correctement (les 4 premiers coureurs comptent pour le classement des équipes corpos).
Arrivé à la Nouvelle Orleans, je fais connaissance avec l'équipe, et elle est plus sérieuse que prévu: l'un des coureurs a déjà fait 2h23' et 4 autres affirment vouloir partir sur un rythme de 6' au mile, ce qui fait 2h38' au final.
Je pars donc prudent (il fait chaud), entre 6' et 6'05" au mile tout de même, et les 5 autres sont devant moi (partis trop vite ?). Passage au semi en 1h19'30, je les récupère tous (sauf celui en 2h23) vers le 25ème kilomètre.
Puis vient ce fameux demi tour où je peux compter les gars devant moi: 1, 2, 3, 4, et je suis 5ème ! Finie la promenade, je finis à fond, tant pis pour Rotterdam !

Je raconte ce petit voyage dans la
gazette n°13

ROTTERDAM, 04 avril 2004
2h44'07"

Vraiment sans pression, suite au marathon précédent.
J'ai géré les 5 semaines tant bien que mal (coupure complète une semaine, puis sorties longues et fartleks ensuite). En regardant un peu en arrière, j'aurais fait 2 marathons sans course de préparation (à part les championnats de cross en janvier).
Rotterdam, c'est bien sûr un billard, et s'il n'y a pas de vent, tout le monde ou presque doit faire une perf. Bien sûr, en ce qui me concerne, l'objectif n'est pas le chrono mais d'accompagner les furieux et me faire plaisir.
Le matin de la course, tout le monde a jeté un oeil à la fenêtre pour juger de l'état des drapeaux de l'hôtel: hum, un peu de pluie vers 7h00, mais surtout vent de Force 4 (leurs météorologues avaient prévu...). En plus, il vient de l'ouest, et d'après l'orientation du parcours, on doit l'avoir de face du 35eme kilomètre à la fin.
Ma course est sans grand relief, je pars à 16km/h jusqu'au semi, puis voyant tout de suite que ça n'irait pas au bout, je régule le second semi à 15km/h. 1h20 + 1h24 = 2h44. Très content finalement, je m'attendais à pire.

Quelques photos dans la
gazette n°13

Les photos du groupe dans
Team_Avia_Marathon_avr2004.doc (c'était notre première course avec les équipements de notre sponsor)

AUSTIN, 13 février 2005
2h37'25"

Comme pour la Nouvelle Orleans un an plus tôt, la décision dépendait de la réponse de mon cher manager pour financer ou non mon déplacement. Après 5 ou 6 relances, il a fini par avoir mal aux oreilles mi-décembre et m'a concédé une enveloppe de 1000$, soit de quoi payer l'avion et 3 nuits d'hôtel.
Réponse tardive, à un moment où tout est bouclé pour Londres (prévu le 17 avril 2005), donc préparation tardive et étriquée.
Je parviens à faire cependant pas mal de foncier en décembre-janvier, avec 3 ou 4 sorties avoisinant 2 heures. Par contre, uniquement de la VMA sur la piste.

Une fois sur place (le jeudi soir), j'essaie surtout de me reposer et récupérer des dernières semaines de travail.
1/ temps prévu chaud (15 à 22°C) et humide ("thunderstorm", "showers")
2/ le premier semi est en descente, facile, mais le second est vallonné
3/ des sorties de 2 heures et pas de séances de seuil: pas terrible
Voilà 3 bonnes raisons pour partir prudemment

Et les 3 points se sont vérifiés:
1/ on a eu le tonnerre et les douches vers 6h00, soit une heure avant le départ
2/ je suis parti aux sensations, et suis passé normalement en 1h17'50" au semi, pas entamé du tout
3/ j'ai effectivement souffert sur la fin, à partir du 23ème mile.

L'ambiance de l'équipe et les circonstances de course m'ont beaucoup aidé. Notre devise était "kick asses, no mercy", et suite à mon départ prudent, j'ai pu botter pas mal de culs sans pitié: 49ème au 10ème kilomètre, 26ème au classement final. J'ai fait toute la deuxième partie "à l'arrache" et ai entrevu mon record perso dans les derniers miles.

On conserve notre titre de Champion U.S. Corpo.
Je termine 2ème de l'équipe, record perso, super séjour.

Mon article dans la gazette n°16

LONDRES, 17 avril 2005
2h39'23"

8 semaines, c'était donc le temps qui m'était imparti pour enchaîner Londres après l'euphorie d'Austin. Je me suis reposé presque complètement 1 semaines, puis j'ai retravaillé pour courir le semi de Paris le 6 mars, et le semi de Nogent le 20 mars.
Courir le semi de Paris 3 semaines après Austin, qui plus est dans des conditions glaciaires, fut de la pure connerie (heureusement pas de blessure). Il aurait mieux valu faire l'impasse et bien préparer Nogent. Résultat: j'ai fait les 2 semis "à l'arrache", sans grandes sensations, dans des temps corrects tout de même (1h16'04" et 1h16'20").
Le voyage a Londres a été génial du fait:
- du grope de 16 personnes. On a bien rigolé.
- de l'organisation de ce marathon, quasi parfaite. Ca n'a pas changé.
- et des conditions idéales de ce WE: petit soleil, pas de vent, presque chaud (!)

Sans pression, ma course a démarré comme celle de Rotterdam l'an passé: aux sensations. Sauf que j'avais 3 semaines de préparation en plus. Je suis passé au 20ème mile (32,180 km) en 2h01 et j'ai alors décidé de faire un petit compte à rebours pour réaliser moins de 2h40. Moins de 39 minutes pour les 10 derniers kilomètres, soit 6 miles, ça signifie que chaque seconde en dessous de 6'20" au mile est une seconde prise sur les 2h40' (j'étais encore lucide, hein). Ca a bien tenu puisque je termine avec une petite marge, mais ce fut duraille, surtout après le 35ème kilomètre puisque la boisson énergétique ne passait plus (vomir en courant, croyez moi, c'est dégueu)

Je suis donc arrivé les boyaux à l'envers (c'est assez fréquent), mais très fier d'avoir fait 2 fois moins de 2h40' en 2 mois... Cerise sur le gâteau: dans l'aire d'arrivée j'ai pu serrer la main d'Haile Gebresselassie.

Gros article dans la
gazette n°16

DUBLIN, 31 octobre 2005
2h44'42"

Quelle douche...
Vous me direz que fin octobre, en Irlande, il est plus que probable que la météo soit douteuse. Je confirme.

Ce marathon était un peu improvisé, je suis parti avec le CE GE, histoire de passer un bon week-end d'Halloween à Dublin. Sur la forme du moment, et avec une préparation sommaire, j'aurais du me montrer prudent. D'autant plus qu'avec mon inscription tardive, je n'avais pas de dossard préférentiel.

Il a donc fallu se pointer assez tôt sur la ligne de départ, afin de se placer correctement. Pas d'échauffement possible, bien sur, j'ai passé 40 minutes derrière le ruban, à regarder les athlètes de haut niveau faire de lignes droites alors que l'averse battait son plein.

Une fois parti, je me suis vite retrouvé entre 2 eaux : le peloton des premières féminines 20 mètres devant, et un gros trou derrière. Essayer de recoller ou bien attendre et espérer un groupe. J'ai choisi la première option et ce fût une mauvaise pioche.
Passage trop rapide au 10 kilomètres (environ 36'50"), ensuite rattrapage du tir avec 1h19 au semi, mais trop tard, le mal était fait.
Au final, 2ème semi très douloureux, où j'ai pu m'apercevoir que le parcours était loin d'être plat (comme annoncé dans la brochure d'ailleurs), et fin agonisante, en moins de 2h45 tout de même.

Je ne retiens pas ce chrono, mais le séjour a été très très sympa, notamment la 3ème mi-temps dans les pubs du centre historique.
 

PARIS, 09 avril 2006
2h39'13"

Retour au bercail.
La fin d'année 2005 a été tendue, à cause d'une blessure qui m'a poussé à annuler ma participation au marathon corporate (prévu à Miami en février). Les furieux ont décidé cette année de rester à Paris, je m'engage donc dans la préparation avec eux.

Préparation classique, avec tout de même une originalité : on a fait un excellent parcours aux cross, qui nous a emmené aux Championnat de France a Challans jusque début mars. Les semis de test ont donc été tronqués, mais un mois avant l'épreuve, tout le monde pète le feu.
C'est bien ça mon problème. Il me semble que j'ai été prêt un mois trop tôt, et, pour ne rien arranger, je crois que j'ai attrapé un petit coup de froid la veille.

Mauvais réveil, immossel pour tout bloquer pendant quelques heures, la course a été sans saveur, bien que les conditions météo étaient excellentes.
Par contre, comme d'habitude au marathon de Paris, le sas des préférentiels était bondé de monde, et mon départ a été catastrophique. J'ai slalomé jusqu'à la Bastille (donc 5 bons kilomètres) et pour la première fois, je retiens le temps de la puce (2h38'48") qui me montre que je n'étais pas si mal.
Il faudra que les organisateurs de Paris m'expliquent un jour : ils distribuent 4000 préférentiels à des gens sensés faire moins de 3h. Or ils n'y a que 1500 arrivants sous les dites 3h. Ca fait donc environ 2500 personnes qui n'ont rien à faire en préférentiels, non ?
 

HUNTINGTON BEACH, 04 février 2007
2h43'33"

Même topo que l'année précédente : je me blesse dans la 2ème partie de saison. Grosse tendinite d'Achille contractée au semi Dol-Combourg, en août, conjugaison d'une sollicitation excessive (tour du Mont Blanc en 4 jours la semaine avant, 158km, 8000m D+), d'un mauvais choix de chaussures, et sans doute d'une fatigue généralisée. Les bosses de Combourg ont achevé le travail.
Comme quoi, même après 10 ans de course à pied, on continue à faire des erreurs débiles, à moins qu'il faudrait juste se dire qu'avec l'âge, les risques augmentent également et qu'il serait judicieux de les prendre en compte...

Donc novembre arrive : US ou pas US ? J'avais annulé l'inscription à Miami en novembre 2005, et j'avais été très bien en février 2006 au moment de la course... Je décide donc de prendre le pari de m'inscrire au marathon d'Huntington Beach, en Californie.

J'ai raconté mon séjour dans la gazette n°22. Le chrono peut paraître anodin par rapport aux précédents, mais j'aurais signé mille fois pour ça. En effet, j'ai fait uniquement des footings en novembre & décembre (en montant à 2h tout de même), puis j'ai remis les pieds sur la piste en janvier (un désastre de VMA !), afin d'être potable pour le test tendineux final : la pose des pointes aux départementaux de cross.
Pour un marathon le 04 février, Super Bowl Day, c'était court. Contrairement à Dublin, j'ai fait un début de course prudent (entre 1h20 et 1h21 au semi), ça a coincé comme ça devait coincer au bout de 2 heures, mais j'étais très content au passage de la ligne.

Et personne au boulot ne m'a charrié en disant que j'avais encore eu la médaille en chocolat (4ème, comme à la Nouvelle Orleans en 2004). Ils ne m'ont par contre pas épargné pour ma victoire dans la catégorie des vieux : c'était mon premier marathon en tant que vétéran...
Et mon 3ème titre de Champion corpo U.S.
 

PARIS, 15 avril 2007
2h43'15"

Après ses 2h21 réalisés dans la capitale en 2006, Vincent a voulu remettre le couvert en 2007. Ce n'était pas prévu pour moi qui voulais prendre du recul par rapport à ma blessure récente et mon marathon en Californie, mais je me suis laissé convaincre pour refaire une préparation avec le groupe des furieux. Ca fait beaucoup de marathons "improvisés" ces derniers temps...

Là encore, chrono pas terrible. Mon record date maintenant de 2005, et le temps passe. Si au passage de la ligne d'arrivée, les sentiments étaient mitigés, la lecture des résultats m'a largement rassuré sur mon niveau, car on avait cette année une excuse en béton : record de température à Paris depuis 1949 (16° au départ, 27° à 11h), et pic de pollution sur toute l'Ile de France (il fait beau depuis 2 semaines).

Ce fut donc un carnage pour pas mal de coureurs. Des témoignages dans la gazette n°23. et quelques chiffres :
- seulement 28000 coureurs au départ, pour 35000 inscrits
- 750 coureurs sous les 3h (contre plus de 1500 l'an passé)
- perf médiane 4h16 (contre 4h04 précédemment).

Grand merci à Yannick qui m'a fait profiter, en même temps que Vincent et Nico, d'un dossard élite que je n'ai pas refusé, malgré pas mal de scrupules. Ceci m'a évité tous les désagréments connus l'an passé. Je me suis fait discret pour ne pas gêner les vrais coureurs élites, et finalement, je finis 146ème avec le dossard 119, ce n'est pas tant usurpé...
 

AMSTERDAM, 21 octobre 2007
2h41'28"

Je relis mes derniers rapports de marathons : blessure, retour sur une patte, préparation partielle, marathons pas ou peu préparés. 2007 aura commencé bien bizarrement. Faudrait peut être revoir certains points. Mais j'ai entendu récemment dans un film, qu'à partir d'un certain âge, on ne peut plus changer les rayures du zèbre...

En juin, je suis allé faire le GR20 en Corse. Parcours difficile, sac de 10 kilos, je me suis dit au retour qu'il fallait être prudent connaissant mes problèmes de dos. Donc calmos sur la piste (version zèbre assagi).
Puis revint le démon de 2001 (voir + haut) : mes collègues de travail m'ont tanné pour faire un foot avec eux. Tellement insistants que j'ai fini par dire oui... (version zèbre normal) J'ai cru faire bien en allant courir avant d'arriver au stade, pour m'échauffer, et j'ai soigneusement évité de frapper comme un mule (variante du zèbre). Mais lorsqu'un petit ballon pourri allait sortir en touche, j'ai fait une accélération sur le côté, et clac, comme si un couteau m'avait tranché la cuisse.

Claquage du quadriceps gauche. En 2001, c'était à droite. Quel con, quel con, quel con... Donc 6 semaines d'arrêt, re-départ à zéro en août, je n'attendais pas grand chose de ce marathon d'Amsterdam, mais au moins faire mieux que les 2h43 des 2 derniers marathons...

 

 AUSTIN, 17 février 2008
2h41'15"

 

Austin, c’est là que j’ai établi mon record perso en 2005. C’était sur un parcours en ligne, légèrement en descente sur le premier semi (180m), puis un peu difficile sur la fin, mais rapide. Pas homologué IAAF because les 180m de dénivelé.

L’édition 2008 a réservé une surprise de taille : on arrive là ou on est parti, et la boucle est loin d’être plate : 270m de dénivelé (à comparer avec environ 70m à Paris)

La course s’est bien passée, juste un petit regret : un arrêt pipi au 2ème mile qui m’a obligé à laisser filer mon collègue Stephen Neri et qui m’aurait permis d’accrocher un petit 2h40, et de terminer 3ème Vétéran…



 

 HOUSTON, 18 janvier 2009
2h39'06"

 

Ah la belle course au résultat inattendu. !
Financement très tardif mi-novembre (que je n’ai toujours pas reçu, crise oblige, tous les awards et déplacements ont été gelés), préparation sur 6 semaines, je suis parti un peu le nez au vent, sur les bases de mon record, soit 6 minutes/mile.

J’ai vraiment coincé sur les 3 derniers miles, payant mon départ rapide. Et avec un ou deux compagnons de route sur les 12 derniers kilomètres, j’aurais fait 2h38 sans problème.

Au final, très très heureux de repasser sous les 2h40, pour mes 42 ans.
Mon récit dans la gazette n°26.